Photo râtée, plaisir assuré ?
Posted in Non classé on juillet 15th, 2009 by FlorianToutes les photos ne sont pas belles à regarder. Mais certaines images de qualité pourtant médiocre procurent à leur auteur une grande satisfaction. Un des facteurs provient de la prise de vue elle-même. Est-ce le parfait portrait réalisé en studio qui laissera au photographe un profond sentiment de satisfaction ou bien celle d’une photo de nature sans intérêt en tant que telle mais dont l’histoire a marqué son auteur ? C’est d’une de ces histoires dont je vais ici vous parler.
J’ai passé mes dernières vacances en famille dans la Drôme avec pour principal objectif de prendre du plaisir au contact de la nature et, pourquoi pas, quelques clichés. C’était au mois de mai, et déjà, je rêvais de photographier les animaux de la forêt de Saoû. Saoû est un petit villages Drômois dont les principales attractions sont l’Oiseau sur sa branche, son excellent restaurant, la fête du Picodon, le fromage local, Saoû chante Mozart, le festival musical, et sa forêt.
La forêt de Saoû est classée Zône de protection spéciale au sein du réseau Natura 2000. Le massif constitue le plus haut synclinal perché d’Europe et se termine par les Trois Becs dont le plus haut, le Veyou, culmine à 1589m d’altitude. On notera la présence de l’aigle royal qui réside sur le site.
Alors voilà, par une après-midi bien ensoleillée, je décide de partir au contact de la forêt avec l’espoir de m’approcher des aigles, et, peut-être, de les photographier. Je commence donc à gravir les premiers raidillons. Il fait déjà très chaud pour la saison et le manque d’entrainement doublé de l’appareil photos que je garde en main ne me facilitent pas la tâche. Pendant la montée j’aperçois des rapaces, hauts dans le ciel. Je pense tout de suite aux aigles, mais au regard des images rapportées, il s’agissait en fait de faucons.
Après presque deux heures de grimpette, j’arrive enfin à hauteur du sommet de la « poupoune» , cette petite dent rocheuse, chère aux grimpeurs drômois, qui se dresse sur les pentes de la forêt. C’est le moment de faire une petite pose bien méritée. J’en profite alors pour prendre quelques photos du village et du Roc qui le surplombe. Tournant la tête vers l’est je distingue une tâche de couleur pâle qui se détache de l’arête rocheuse en face de moi. L’observation aux jumelles confirme ma première impression. Il s’agit d’un oiseau et vu la taille, probablement un rapace. Un aigle ? C’est ce que nous allons voir. Mais à cette distance, impossible d’identifier l’animal. Je prends alors une série de photos dont celle-ci.
Cette image, à première vue, est une simple photo de paysage, apparemment sans grand intérêt. La succession de plans est intéressante, mais pas de quoi fouetter un chat. Pourtant, vous n’imaginez pas le plaisir que j’ai eu à prendre cette photo. Je me souviens encore très bien de l’émotion ressentie au moment d’appuyer sur le déclencheur, espérant que le claquement de mon Pentax k20d ne précipiterait pas l’envol de l’oiseau.
Je vous entends d’ici me dire : « C’est bien beau cette histoire, mais je ne vois rien sur cette photo !» Effectivement, on ne voit pas grand chose.
Et là, toujours rien ?
Bon, et maintenant, vous me croyez ? Grâce à ce recadrage très serré, il n’y a maintenant plus de doute possible sur la présence d’un rapace, et on distingue même clairement les éléments caractéristiques du faucon pélerin dont la large moustache noire. Je remercie donc les 15 millions de pixels de mon capteur et la qualité optique de mon zoom DA* 50-135 f/2.8 sans lesquels l’identification aurait été impossible.
Quelques jours plus tard j’ai recroisé un faucon. Le temps d’échanger les jumelles pour l’appareil photo, l’oiseau se préparait déjà à partir. J’ai tout de même eu le temps de déclencher juste après l’envol.
La queue à large barre terminale noire suggère ici un faucon crécerelle.
Pour conclure ce billet, peut-être vous êtes vous un jour retrouvé dans la même situation que moi à vous demandez si ça valait bien le coup de prendre une photo. Les raisons peuvent être nombreuses : sujet mobile ou trop éloigné, conditions de lumière difficiles, pose du sujet peu esthétique, etc. Mon conseil est donc le suivant : si le cœur vous en dit, n’hésitez plus, déclenchez ! Sur un plan purement photographique, votre image n’aura peu être pas beaucoup de valeur. Mais peut-être vous procurera-t-elle tout de même quelque plaisir !
Campagne de baguage dans le « 93 »
Posted in Non classé on juin 26th, 2009 by FlorianJ’ai participé le week-end des 19, 20 et 21 juin à une campagne de baguage organisée par la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) sur les parcs de la Courneuve et du Sausset. Cette campagne s’inscrivait dans cadre du programme de Suivi temporel des oiseaux communs (STOC). Voici la liste des espèces qui ont pu être baguées :
- accenteur mouchet
- bruant des roseaux
- fauvette à tête noire
- fauvette des jardins
- fauvette grisette
- merle noir
- mésange à longue queue
- mésange bleue
- mésange charbonnière
- moineau domestique
- mésange huppée
- pic-vert
- pigeon ramier
- pinson des arbres
- pouillot véloce
- rougegorge familier
- troglodyte mignon





















